Un acte V réussi 14/10/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/10/P4-2_Lyc%C3%A9e_du_Parc_Lyon_C_LO_IMG-20261013-WA0004.jpg.420x236_q85_box-142%2C0%2C799%2C370_crop_detail.jpg 2026-10-14

Les jeunes en lutte

Un acte V réussi

Les manifestations du 13 octobre, l’acte V du mouvement lycéen, ont réuni entre 162 000 (chiffres du ministère) et 480 000 (chiffres de l’intersyndicale) participants.

Illustration - Un acte V réussi

Le 6 octobre, 280 000 à 450 000 personnes, suivant les comptes, avaient défilé : le mouvement de la jeunesse étudiante et lycéenne reste donc bien vivant. Suivant les régions, entre les deux manifestations, le mouvement s’est étendu à de nouvelles universités, de nouveaux lycées, dont certains du privé ou des quartiers aisés. De petites villes sont entrées dans le mouvement ainsi que des établissements des Antilles et de Guyane.

Après deux semaines de répression violente et de calomnies contre les lycéens, devant l’ampleur du mouvement, le gouvernement a dû changer de ton et modifier sa tactique, sans parvenir à tromper les lycéens. Au-delà des vrais moyens pour étudier qu’ils réclament, ces derniers veulent un autre avenir que la précarité et la menace d’un climat détraqué et de guerres sans fin qui leur est promis. Ils dénoncent les inégalités sociales et les idées racistes défendues bien au-delà du Rassemblement national.

Ce mouvement de la jeunesse, démarré sans prévenir, est salutaire. Il politise une nouvelle génération qui apprend à déjouer les manœuvres du pouvoir, prend conscience du rôle de la police et de la justice pour la faire taire et le rôle de chiens de garde des médias. Dans les lycées ou les universités mobilisés, des noyaux réfléchissent aux revendications qu’ils écrivent sur leurs pancartes, apprennent à s’organiser, à trouver le moyen de s’adresser à leurs camarades hésitants, discutent de l’efficacité des blocages ou du rôle des assemblées générales.

Après les manifestations, des assemblées de jeunes mobilisés ont appelé à manifester de nouveau jeudi 15 et surtout samedi 17 octobre. La révolte des classes populaires contre la vie chère doit rejoindre celle de la jeunesse. Le mouvement peut et doit encore durer, s’élargir, en entraîner bien d’autres.

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