APL : une baisse scandaleuse 23/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3034-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-09-23

Leur société

APL : une baisse scandaleuse

Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a confirmé, le 19 septembre, le projet de geler les aides personnalisées au logement (APL) en 2027. Cette mesure amputerait le pouvoir d’achat de près de 3 millions de personnes.

Les gouvernements successifs se sont tous attaqués à l’APL, s’en prenant d’abord à une partie de la population avant de s’en prendre à tout le monde. Depuis le 1er juillet, ce sont les étudiants non européens qui sont privés d’APL. Cette mesure infâme, adoptée dans le cadre de la loi de finances pour 2026, puis validée par le Conseil constitutionnel en février, instaure ainsi la préférence nationale chère à Le Pen, et permet à ce gouvernement de faire de l’œil à son électorat.

Les autres étudiants sont à leur tour dans le viseur du gouvernement. Un rapport de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale des affaires sociales propose en effet d’intégrer les revenus des parents dans le calcul des aides au logement versées aux étudiants rattachés à leur foyer fiscal. Cette mesure, si elle était retenue dans le budget 2027, ferait baisser l’aide pour 310 000 familles, et la supprimerait totalement pour 200 000 autres. Et, à cette attaque, s’ajoute donc désormais le possible gel de toutes les APL.

Alors que les loyers pèsent lourdement sur les budgets des familles, que de plus en plus de travailleurs, en activité ou retraités, vivent sous le seuil de pauvreté, que les dossiers de surendettement continuent de se multiplier, annoncer le gel des aides au logement est scandaleux. Les salaires et les retraites sont quasiment bloqués, un nombre croissant de locataires se trouvent au chômage, ou survivent en faisant divers petits boulots qui ne leur assurent pas de salaire régulier.

Et le ministre du Logement ose parler d’« un petit effort […] demandé à tout le monde ». Le gouvernement s’apprête au contraire, une fois de plus, à faire les poches aux travailleurs pour que le grand patronat puisse continuer à profiter.

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