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Leur société
Assureurs et gouvernement : tous coupables
En visite en Gironde lundi 17 août, Lecornu, manœuvrant pour minimiser les responsabilités gouvernementales, a mis en cause les assureurs.
Il a promis de nommer publiquement les compagnies d’assurances « qui ne joueront pas le jeu ».
Il venait en effet d’entendre les reproches – bien justifiés – de nombreux sinistrés à l’encontre de leur assureur : incompréhension des garanties précises des contrats faute d’explications et en raison de l’usage d’un « charabia assurance », pas de garantie claire sur la prise en charge des frais de relogement suite à évacuation, absence de réactivité de leur compagnie, etc.
Les patrons de l’assurance tentent de se défendre en jurant la main sur le cœur qu’ils sont irréprochables, qu’ils sont traités en boucs émissaires alors qu’ils auraient pris rapidement des mesures exceptionnelles. En fait, tout ce qui est annoncé reste très habituel et très limité. Il paraît qu’il y aurait un renforcement des équipes voire des cellules de crise, mais dans la réalité, il y a déjà des milliers de dossiers en retard du fait de l’absence d’embauches et même de plans de suppression d’emplois chez Allianz, malgré la multiplication des sinistres consécutifs aux événements climatiques. Les dossiers Incendie de juillet-août viendront s’empiler sur les autres.
Il paraît aussi que les compagnies verseront des avances et des acomptes si nécessaire. Mais quand on n’a pas la chance d’avoir un agent ou un courtier de proximité disposant de pouvoirs de règlement, toutes les demandes passeront par les compagnies, aux services indemnisation complètement engorgés.
Quant aux frais de relogement, les assureurs annoncent qu’ils seront pris en charge jusqu’à trois semaines, ce qui sera très insuffisant pour nombre de sinistrés-évacués.
Les délais d’indemnisation seront comme d’habitude tardifs, voire très tardifs pour beaucoup. Ainsi, une partie des victimes des inondations du Nord et du Pas-de-Calais de 2023-2024 attendaient toujours une indemnisation fin 2025.
Ni le gouvernement, ni les compagnies d’assurance riches à milliards (11,5 milliards de bénéfices pour Allianz, 8,4 milliards pour Axa), ne songent à indemniser les sinistrés « quoi qu’il en coûte » et rapidement.
À la gestion calamiteuse du gouvernement s’ajoute donc celle des compagnies d’assurances. Celles-ci sont bien plus préoccupées par leurs spéculations et leurs opérations financières internationales que par ce qu’elles sont censées faire : assurer et indemniser.