Découverts bancaires : une réglementation qui ne résoudra rien 28/10/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/10/une_3039-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg 2026-10-28

Leur société

Découverts bancaires : une réglementation qui ne résoudra rien

À partir du 20 novembre, les banques appliqueront une transposition d’une directive européenne durcissant la réglementation des découverts bancaires.

Le texte prévoit que les découverts de moins de 200 euros ou de plus d’un mois ne seront accordés, à compter du 20 novembre, qu’après vérification par les banques de la solvabilité de leurs clients et seront considérés comme des crédits à la consommation.

Le texte ne s’applique pas aux découverts déjà autorisés.

Selon une récente enquête, 43 % des personnes sont à découvert au moins une fois par an et 18 % le sont chaque mois. Elles subissent une double peine puisqu’elles doivent s’acquiter d’agios et parfois de commissions qui enrichissent les banques.

Les frais bancaires, en cas d’accidents de paiement ou de découvert, sont une ponction importante des banques sur les revenus des familles à faibles ressources.

La nouvelle réglementation est présentée comme favorable aux clients car elle supprimerait certains abus pratiqués par les banques, les obligeant à appliquer des taux d’intérêt sur les découverts plus faibles que les taux d’agios.

Mais qu’arrivera-t-il aux clients dont les découverts seront refusés par leurs banques ? Ils sont des millions dans le pays à être menacés d’un tel traitement.

S’enrichir sur les familles les plus pauvres, puis les rejeter une fois totalement ratissées, voilà bien un travail de banquier.

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