Dépôts de Bus Paris-Est et Belliard : grève et répression 04/11/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/11/une_3040-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-11-04

Dans les entreprises

Dépôts de Bus Paris-Est et Belliard : grève et répression

Vendredi 29 octobre, à l’appel de plusieurs syndicats, les travailleurs des dépôts de bus RATP de Belliard à Paris 18e et de Paris-Est (Lagny et Les Lilas) ont fait massivement grève pour montrer à leur futur repreneur qu’ils ne se laisseront pas attaquer sans réagir.

Plus de 80 % des conducteurs étaient en grève à Belliard et environ 60 % aux Lilas. Beaucoup de bus n’ont pas roulé et sept lignes étaient même complètement à l’arrêt.

À partir du 1er novembre, ces dépôts vont en effet fusionner dans RATP Cap – Paris Rive droite, filiale privée de la RATP. Les travailleurs ne croient pas aux promesses de la Région et de la Régie, qui prétendent que cela ne va rien changer. Comme le disent des grévistes, « quand on leur pose des questions, ils nous font des réponses floues ou bien ils nous disent qu’ils ne savent pas ». Et surtout, ils ont bien vu ce qu’ont vécu les travailleurs des autres dépôts RATP filialisés ces deux dernières années.

À cela s’ajoute un mécontentement très fort concernant la paie, en particulier chez ceux qui ont été embauchés depuis 2023 et qui gagnent 300 euros de moins que leurs camarades plus anciens. Tous, jeunes, anciens, intérimaires, CDD, CDI ou sous statut perdent des centaines d’euros depuis des mois, alors que les prix explosent. Et beaucoup en ont aussi assez des bus sans climatisation l’été, sans chauffage l’hiver, des horaires longs et incohérents, du jour de repos en milieu de semaine et des week-ends travaillés en plus, etc.

Une centaine de grévistes de Paris-Est et de Belliard se sont rassemblés très tôt le matin du 29 devant le dépôt des Lilas. L’ambiance était conviviale et détendue, jusqu’à ce que la direction demande à la police de charger le piquet de grève, pour faire sortir quelques bus, ouvrant la voie aux matraques et aux gaz lacrymogènes. Un conducteur de bus a même eu une dizaine de points de suture sur le crâne et un autre des brûlures sévères à la cornée !

La direction a fait le choix d’utiliser la violence contre les travailleurs. Si elle croit qu’elle va résoudre le problème ainsi, elle se trompe, elle n’a fait qu’attiser la colère.

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