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États-Unis : exécution publique, la barbarie en exemple
Nidal Hasan, un psychiatre militaire islamiste qui avait tué 13 personnes en 2009 sur une base de l’armée au Texas doit être exécuté le 3 décembre.
Il « sera fusillé par des soldats, comme il se doit, et nous veillerons à ce que le public puisse y assister », a déclaré le secrétaire à la Défense d’extrême droite, Pete Hegseth, deux semaines après l’exécution ratée de Christa Pike par injection.
La dernière exécution militaire par peloton remonte à 1945. Depuis, les États-Unis ont exécuté des centaines de condamnés par des moyens aussi divers que barbares : chaise électrique, injection létale, inhalation d’azote, pendaison… La peine de mort a été interdite pendant quelques années, et depuis qu’elle a été rétablie en 1976, plus de 1 600 personnes ont été exécutées. Il s’agit pour l’essentiel de pauvres, de Noirs ou d’Hispaniques.
Vingt-trois des cinquante États ont aboli la peine de mort, d’autres ne l’utilisent plus, et l’opinion est de moins en moins favorable à la peine capitale. Mais certains États exécutent beaucoup, en particulier dans le Sud. Lors de son retour au pouvoir, Trump a levé le moratoire fédéral et depuis, il œuvre à l’application des sanctions capitales. Il a demandé la peine de mort pour Luigi Mangione, qui avait tué le patron d’une compagnie d’assurance médicale, ou encore pour l’homme qui a tué l’influenceur d’extrême droite Charlie Kirk. En 1989, Trump, alors promoteur immobilier new-yorkais, avait payé des publicités de pleine page dans la presse pour exiger la peine de mort pour cinq adolescents noirs et hispaniques. Après avoir passé cinq à quatorze ans en prison, ces jeunes que Trump vouait à l’échafaud ont été innocentés.
Quant à la pratique d’exécutions publiques, elle a disparu dans la plupart des pays du globe. Elle subsiste cependant en Iran et en Afghanistan, deux pays régulièrement fustigés par Trump pour leur barbarie.