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Leur société
Handicapés : hold-up sur les allocations
À partir du 1er janvier 2027, il ne sera plus possible de cumuler l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et l’allocation de solidarité spécifique (ASS), comme l’a dénoncé cet été l’association APF France handicap.
Cette attaque contre les 15 000 personnes concernées, permettra à l’État de réaliser une économie d’une centaine de millions d’euros, soit environ le prix d’un des 137 Rafale que possède l’armée française. Mais apparemment, cela valait la peine de rendre encore plus dure la vie de ces personnes handicapées.
L’AAH, touchée par les personnes dont le handicap est reconnu s’élève à 1 041 euros par mois lorsqu’elle est versée dans son intégralité. Elle est réduite pour ceux qui travaillent. L’ASS, elle, est journalière et dépend des revenus du foyer de l’allocataire. Pour un mois de 30 jours, sa valeur maximale est de 584 euros. La loi de Finances 2017, élaborée par le gouvernement de Valls, sous la présidence de Hollande, avait interdit le cumul de ces deux allocations. Mais une dérogation transitoire de dix ans avait finalement été mise en place : c’est celle-ci qui s’arrête à la fin de cette année.
Il s’agit bien d’une mesquinerie sordide, qui rappelle que la guerre contre les pauvres n’a pas de couleur politique : une économie de bouts de chandelles qu’il faut comparer aux milliards d’exonérations fiscales accordées aux grandes entreprises, sans aucun contrôle.
La plupart des personnes qui cumulent les deux allocations sont des chômeurs de longue durée handicapés. Beaucoup sont âgés. Ces personnes n’ont presque aucune chance de trouver du travail et touchent actuellement l’ASS dans son intégralité. Après le couperet de janvier, elles devront donc survivre avec 584 euros de moins par mois ! Une infamie.