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Leur société
Inégalités : certains se gavent, d’autres ne mangent pas
En France, un des pays capitalistes les plus riches de la planète, sept millions de personnes ont du mal à se nourrir. Comment est-ce possible ?

Les Restos du cœur et des associations comme Action contre la faim viennent de sortir ces nouveaux chiffres sur l’extrême pauvreté en France qui claquent comme un nouveau cri de colère. 25 % des jeunes, de 18 à 24 ans déclarent ne pas manger à leur faim.
Depuis des années, tous les indicateurs de pauvreté sont à la hausse. Des millions de gens ne se soignent pas, n’arrivent pas à se loger décemment et sont aussi de plus en plus nombreux à ne pas se nourrir correctement. La pauvreté frappe de plus en plus de travailleurs et menace l’ensemble des classes populaires.
Le seuil officiel en dessous duquel on est considéré comme pauvre est estimé à 1 337 euros par mois. Il est effectivement impossible de vivre avec cette somme et des millions de travailleurs doivent se débrouiller avec encore moins. Cela n’empêche pas le gouvernement de vouloir s’en prendre aux retraités dont les pensions dépassent 1 260 euros, qui sont donc sous le seuil officiel de pauveté ! Ces nouvelles attaques vont donc appauvrir les plus pauvres. Parmi les bénéficiaires des Restos du cœur, on compte d’ailleurs 11 % de retraités.
La misère qui se propage parmi les classes populaires ne vient pas de nulle part mais est le produit direct de l’exploitation. Au fur et à mesure que les fortunes des capitalistes grandissent, que les milliardaires franchissent des records, des mères isolées, des enfants de moins de dix ans, des travailleurs sans logement, des retraités s’enfoncent dans une galère sans nom, faite d’hébergements d’urgence, d’aides alimentaires, de renoncement aux soins.
Les bas salaires, les licenciements, les contrats précaires sont responsables de cette situation et les économies faites par tous les gouvernements sur les budgets dits sociaux, pour accroître ceux qui favorisent les capitalistes, s’y ajoutent. Alors qu’ils sabrent dans le logement social, les allocations pour handicapés, les emplois publics, ils augmentent les commandes militaires, les baisses d’impôts et les cadeaux multiples pour les entreprises.
Alors que les chiffres scandaleux de la faim progressent dans le pays, le gouvernement prévoit 54 milliards d’économies dans son prochain budget, qui rendront la vie encore plus impossible pour des millions de travaileurs.
Il dépend des travailleurs de retrouver le chemin des luttes, pour ne plus accepter l’inacceptable.