Nos lecteurs écrivent : Ce ne sont pas les malades qu’on soigne 26/08/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/08/une_3030-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-08-26

Leur société

Nos lecteurs écrivent : Ce ne sont pas les malades qu’on soigne

Je souffre de rectocolite hémorragique, une maladie chronique des intestins, depuis des années. Il n’existe pas vraiment de traitement pour guérir mais le biomédicament que je prends permet tout de même de stabiliser les symptômes.

Il y a quelques semaines, mon médecin a prescrit une augmentation des doses, car chaque patient est différent et il faut donc adapter le traitement à chacun. Pourtant, la Sécurité sociale m’a refusé le remboursement, sous prétexte que la nouvelle posologie n’était pas « la bonne » ! Mon médecin est conventionné, il me prescrit un traitement adapté, à la dose adaptée, tout cela m’est donc refusé… Le pire est que je suis loin d’être le seul dans ce cas. Mon médecin lui-même se retrouve dans une situation compliquée, où il doit faire l’équilibriste entre la Sécurité sociale et ses patients.

J’ai proposé d’avancer les frais de ma poche, en attendant que la Sécurité sociale régularise cette situation absurde, mais il aurait fallu que je débourse 1 000 euros ! Ce n’est pas avec ma paie de travailleur du ménage que je vais pouvoir le faire… J’ai dû faire le tour de plusieurs pharmacies pour en trouver une qui me délivre le traitement sans regarder de trop près le remboursement. Pour ce mois-ci, me voilà sorti d’affaire, mais le mois prochain ? Et les suivants ? Le médecin est en train de réfléchir à changer ce traitement, qui pourtant marche bien, avec la dose adaptée à mon problème.

Voilà comment on adapte les traitements aux impératifs financiers, et pas aux malades…

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