Logement étudiant : une aubaine pour la spéculation 09/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3032-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-09

Leur société

Logement étudiant : une aubaine pour la spéculation

Une enquête publiée par Que choisir en juillet montre à quel point le logement des étudiants est rendu compliqué par la spéculation immobilière.

Les résidences universitaires n’accueillent qu’un tiers des 700 000 boursiers et seulement 8 % de l’ensemble des étudiants. À moins de cohabiter, volontairement ou non, avec leurs parents, les autres doivent chercher un logement privé. C’est ainsi que plus de 180 écoles et universités font la promotion de Studapart, une plateforme en ligne qui oriente les étudiants vers des annonces de location en appliquant des frais de réservation de plusieurs centaines d’euros.

L’enquête de Que choisir indique que 95 % des offres de logements étudiants relayées sur les plateformes ne respectent pas l’encadrement des loyers dans les villes où il est censé s’appliquer. Le montant mensuel moyen du dépassement est de 234 euros et même 382 euros à Paris. Souvent, il faut payer en plus un « complément de loyer », autorisé par la loi dès lors que le logement présente des avantages distinctifs par rapport aux autres biens comparables, ce qui ne veut pas dire grand-chose.

Et il faut voir à quel genre de logements s’appliquent des loyers souvent exorbitants. L’enquête relève notamment l’absence de mention du diagnostic de performance énergétique (DPE) dans 36 % des annonces. Or, deux étudiants sur cinq déclarent souffrir d’inconfort thermique dans leur logement, trop froid l’hiver et trop chaud l’été.

Le résultat, pour nombre d’étudiants de milieu populaire, est qu’il faut se saigner aux quatre veines ou accepter de vivre dans un logement dégradé, ou les deux à la fois. Et le projet de réduire les APL auxquelles des centaines de milliers d’étudiants peuvent avoir droit va encore amplifier les problèmes.

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