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Dans les entreprises
Marionnaud : un parfum de grève
De nombreux magasins Marionnaud ont baissé baissé leur rideau samedi 5 septembre. Les salariées de Marionnaud exigent des garanties sur leur emploi, menacé par le projet de rachat de l’enseigne par un autre groupe de parfumerie.
Marionnaud est depuis 2005 la propriété du groupe chinois CK Hutchinson, basé à Hong Kong. Début juillet, les 2 400 salariés, dont 150 travaillent au siège et qui sont majoritairement des femmes, ont appris que des négociations pour la cession de l’enseigne étaient en cours avec le groupe français Bogart. Et, à cette occasion, elles ont appris son intention de fermer 110 magasins sur les 377 implantés en France et de supprimer 800 emplois.
Les travailleuses, soit 98 % des effectifs des magasins, ne craignent pas seulement pour leur emploi. Elles dénoncent également leurs salaires maintenus au niveau du smic, même après trente ans d’ancienneté. Elles revendiquent aussi le maintien de la prime liée aux objectifs de vente, qui représente l’équivalent d’un quatorzième mois, et que le patron veut supprimer.
Mercredi 2 septembre, un premier mouvement de grève a rassemblé dans un certain nombre de villes les salariées en colère. Suite à ce qui a été ressenti comme un succès, les syndicats ont appelé samedi 5 septembre à baisser une nouvelle fois le rideau des magasins « une journée, un après-midi, ou une heure ou deux » suivant les situations locales. Toutes les villes ont été touchées : quatorze magasins fermés sur vingt dans l’agglomération lyonnaise, trois sur cinq à Toulouse...
Le repreneur veut garantir ses futurs profits. Les travailleuses de Marionnaud exigent, avec raison, des garanties sur leur emploi.