Santé : accidents et maladies moins indemnisés 02/09/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/09/P9-2_Arr%C3%AAts-maladies_OK_LUPO.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C800%2C450_crop_detail.jpg 2026-09-02

Leur société

Santé : accidents et maladies moins indemnisés

Dans sa frénésie d’attaques touchant le niveau de vie des travailleurs, le gouvernement a écrit un courrier aux dirigeants de la branche accidents du travail-maladies professionnelles (AT/MP) de la Sécurité sociale pour leur demander de faire 840 millions d’euros d’économies par an.

Illustration - accidents et maladies moins indemnisés

La caisse AT/MP sera déficitaire d’environ 1 milliard d’euros en 2026. Or elle est alimentée uniquement par les cotisations des entreprises, qui sont globalement responsables de la santé au travail de leurs salariés. L’exploitation croissante se traduit d’ailleurs par une augmentation du nombre de jours d’arrêt, surtout dans le bâtiment, l’industrie et les services à la personne, des secteurs où le travail est physique.

Mais le gouvernement est très réticent s’agissant d’obliger le patronat à mettre la main à la poche pour combler le déficit qu’il créé. Par contre, il n’a pas ces pudeurs lorsqu’il s’agit de contraindre les travailleurs à des sacrifices. Ainsi le dernier budget de la Sécurité sociale a limité à quatre ans, à partir de 2027, la durée des arrêts pour maladie professionnelle ou accident du travail. Mais évidemment, rien n’est prévu pour contraindre un patron à octroyer à des travailleurs malades un poste et des horaires adaptés à leur état de santé.

En outre, à partir du 1er novembre, le gouvernement veut plafonner le montant des indemnités journalières que toucheront les salariés. Et il veut qu’elles soient entièrement soumises à l’impôt sur le revenu, alors que jusqu’à présent 50 % seulement de ces indemnités étaient imposés.

S’en prendre aux revenus des travailleurs même victimes d’accident ou de maladie, c’est dans l’ADN patronal de l’État.

Partager