SNCF – Orléans Les Aubrais : les agents de maintenance ne se laissentpas faire 23/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3034-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-09-23

Dans les entreprises

SNCF – Orléans Les Aubrais : les agents de maintenance ne se laissentpas faire

Depuis l’annonce faite fin juin par la direction, d’une dégradation des horaires et des conditions de travail des agents de maintenance, la colère couve à l’atelier d’entretien des rames d’Orléans Les Aubrais.

Le projet de la direction comportait un week-end travaillé supplémentaire par mois, et la reprise du travail le dimanche à 22 heures sur les week-ends de repos. Durant tout l’été, cela a donné lieu à de nombreuses discussions, il n’était pas question pour les agents d’accepter le vol d’un week-end et de se faire pourrir les dimanches de repos.

Dans cet atelier où la majorité de la maintenance s’effectue de nuit, la direction voulait également augmenter le nombre de journées travaillées, multipliant ainsi les changements de rythme, engendrant des pertes de primes, alors que la plupart des cheminots sont de jeunes embauchés avec des petits salaires. Jeunes, mais pas malléables ! En effet, ils n’ont pas été dupés par les groupes de travail organisés durant l’été par la direction, pour leur faire croire que leur parole serait prise en compte. Cela n’a fait que renforcer la colère.

Ainsi, fin août, à l’initiative de quelques-uns d’entre eux, la grande majorité de la trentaine d’agents de maintenance se réunissait pour décider de leurs revendications et préparer la riposte si la direction ne reculait pas. Ils ont aussi choisi des représentants chargés d’informer la direction de leur refus de travailler un week-end et des journées supplémentaires et de reprendre le dimanche à 22 heures.

Début septembre, alors que des cheminots envisageaient la grève, la direction promettait de présenter un nouveau projet prenant en compte les revendications. Cette promesse orale était vécue comme un premier succès mais une partie des cheminots, réunis le soir même, se promettaient néanmoins de rester vigilants et en alerte tant que rien n’était écrit.

Quelques jours plus tard, dans son nouveau projet, la direction reculait, tout en maintenant une partie de son attaque. Les agents de maintenance de nouveau réunis votaient un préavis de grève pour obtenir d’autres reculs.

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