Volkswagen, destruction massive d’emplois 09/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3032-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-09

Dans le monde

Volkswagen, destruction massive d’emplois

Jeudi 3 septembre, le syndicat allemand de la métallurgie, IG Metall, a signé un accord avec la direction de Volkswagen, deuxième constructeur mondial d’automobiles, qui avalise la suppression de 100 000 suppressions d’emplois, 16,6 % de l’effectif.

Cette signature syndicale vient après la dénonciation, pendant toute la période précédente, de ce même plan de Volkswagen, les appels à la mobilisation du personnel et les menaces d’une action dure à hauteur de la provocation de ce géant de l’automobile. La seule concession de Volkswagen est une promesse de ne pas fermer d’usine durant la durée de ce plan. Mais que vaut cet engagement qui pourrait aboutir à des usines vides de travailleurs ?

La saignée dans les emplois ne va pas se limiter aux travailleurs de Volkswagen. Elle aura obligatoirement des répercussions encore plus dramatiques sur ses sous-traitants dans le monde. Des centaines de milliers de travailleurs seront ainsi touchés par ce plan. Tous se retrouvent à devoir y faire face par eux-mêmes.

Cette attaque massive sur les emplois est d’autant plus scandaleuse que le groupe Volkswagen et ses actionnaires ne sont pas près d’être jetés sur la paille. Le groupe annonce lui-même que son objectif est de passer sa rentabilité de 3,8 % à 8 % ; la richesse de ce géant de l’automobile est considérable.

Ainsi, selon les chiffres fournis par la direction, les actifs financiers du groupe se montent à 157,1 milliards d’euros. Les sommes directement disponibles se montent à 38,8 milliards d’euros. Les fonds de réserve pour apurer les dettes de Volkswagen en cas de besoin dépassent 200 milliards d’euros.

Les travailleurs de Volkswagen, les sous-traitants ont encore moins de raisons de se laisser maltraiter, jeter à la rue pour les uns et astreints à des conditions de travail aggravées pour les autres. D’autant que, au même moment, en Allemagne comme dans toute l’Europe et dans le monde, des centaines de milliers de travailleurs sont confrontés à cette offensive générale des capitalistes de l’automobile.

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