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Martinique, Guadeloupe, Guyane et La Réunion : 80 ans de départementalisation
Il y a 80 ans, les quatre vieilles colonies françaises de Martinique, Guadeloupe, Guyane et La Réunion devenaient départements d’outre-mer par la loi de départementalisation, dite aussi d’assimilation, du 19 mars 1946.
À l’aube de ce 19 mars 1946 en effet, les quatre territoires faisaient partie de l’immense empire colonial français. Sous le nom d’Union française, celui-ci comprenait entre autres l’Afrique occidentale française (AOF), l’Afrique équatoriale française (AEF), ainsi que Madagascar et l’Indochine française. Cette loi marquait le début d’un lent et progressif processus de décolonisation opéré par l’impérialisme français sous son strict contrôle.
De Gaulle avait jeté les bases de cette politique lors de son discours de Brazzaville du 30 janvier 1944, tout en précisant l’importance, selon lui, que ces colonies demeurent malgré tout sous contrôle français. C’était cependant la première fois depuis le début de la colonisation qu’un chef de l’impérialisme français évoquait la possibilité pour l’« Afrique française [et] tous les autres territoires où des hommes vivent sous notre drapeau […] de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires ». Il allait falloir cependant encore bien des luttes et des guerres coloniales, notamment au Vietnam et en Algérie, pour que les ex-colonies françaises accèdent à l’indépendance politique.
Lors du vote de la loi de départementalisation de 1946, le gouvernement en place était encore le Gouvernement provisoire de la République française instauré par de Gaulle à la fin de la guerre mondiale, comprenant notamment des ministres communistes.
Le Parti communiste français (PCF) ne remettait alors nullement en cause la politique coloniale de l’impérialisme français. Il était un soutien fidèle de la reconstitution de l’appareil d’État de la bourgeoisie française sous la conduite de De Gaulle. Il prônait dans les quatre vieilles colonies concernées la fin de ce statut et l’accès à celui de départements français. Aimé Césaire, député et dirigeant du PCF en Martinique, était le rapporteur de la loi et déclarait : « […] Cette demande d’intégration constitue un hommage rendu à la France et à son génie. Si les Antilles et La Réunion ont besoin de l’assimilation pour sortir du chaos politique et administratif dans lequel elles se trouvent plongées, elles en ont surtout besoin pour sortir du chaos social qui les guette. » On ne pouvait plus nettement faire allégeance à l’impérialisme français et se positionner en garant de son ordre social.
La loi est vivement soutenue par d’autres députés du PCF élus fin 1945 et en 1946 : Léopold Bissol de la Martinique, Rosan Girard et Gerty Archimède, de Guadeloupe, Raymond Vergés et Léon de Lépervanche de La Réunion, tous fort populaires dans leurs territoires respectifs. Gaston Monnerville, député radical socialiste de Guyane est alors lui aussi un fervent défenseur de la départementalisation. Le projet de loi est adopté à l’unanimité par les députés.
Une classe ouvrière combative
En 1946, la classe ouvrière des quatre colonies a déjà un long passé de luttes qui remonte à la fin du 19e siècle, quelques décennies après l’abolition de l’esclavage en 1848. Une première révolte des travailleurs explose en septembre 1870. C’est « l’insurrection du sud » en Martinique. Un travailleur noir, Lubin, est alors violemment cravaché par un aristocrate blanc à cheval qui veut l’écarter de son chemin. Quelques jours après, Lubin le retrouve et rend les coups de cravache à cet aristocrate blanc fouettard. Celui-ci porte plainte, Lubin est arrêté et condamné sévèrement. C’est le déclencheur de cette révolte populaire. Des milliers d’ouvriers agricoles se lèvent, incendient les habitations des propriétaires dont certains sont tués. La répression est impitoyable.
Au début du vingtième siècle, l’expression du mécontentement social est forte dans ces quatre vieilles colonies françaises. L’état d’esprit rebelle du temps de l’esclavage, celui des révoltes et du marronnage, demeure vivace. La période est marquée en Martinique et en Guadeloupe par des grèves importantes et souvent générales des travailleurs de la canne à sucre, notamment en 1900, 1904, 1910, 1925, 1936. Tous ces mouvements sont marqués par des tueries, au cours desquelles les travailleurs tombent sous les balles de la soldatesque coloniale.
La grande grève de 1900 en Martinique est restée célèbre. Dans la ville du François, dix ouvriers agricoles sont tués par l’armée devant une usine sucrière. « Ah, vous êtes du pays des ouvriers du François », s’exclamera Lénine, alors à Paris, en rencontrant Juvénal Linval, l’un des tout premiers communistes martiniquais, lors des obsèques de Paul Lafargue.
Le prolétariat des quatre colonies est alors principalement agricole. Les champs de canne sont l’espace de travail et de révolte, ainsi que les usines sucrières. Ces luttes du début du vingtième siècle ont le soutien des dirigeants socialistes Hégésippe Légitimus en Guadeloupe et Joseph Lagrosillière en Martinique. Adhérents du parti socialiste SFIO (section française de l’Internationale ouvrière), ils n’ont pas encore trahi les intérêts des travailleurs comme ils le feront par la suite en prônant « l’alliance capital-travail » en Guadeloupe et « le bout de chemin avec l’usine » en Martinique, c’est-à-dire une alliance avec le patronat de la canne.
À La Réunion aussi, on assiste à partir de 1906 au début de l’organisation des travailleurs, notamment autour du militant ouvrier Henri Vavasseur.
Les luttes se poursuivent dans les années 1920 et 1930. Le 4 février 1925, la grève des travailleurs agricoles de Duval, sur la commune de Petit-Canal en Guadeloupe, se solde par six morts, tués par la gendarmerie coloniale, et des blessés. En 1935, des milliers de travailleurs marchent sur Fort-de-France dans une marche de la faim restée célèbre. L’année 1936 voit se dérouler de nombreuses grèves en Martinique, en Guadeloupe comme à La Réunion. Le 23 janvier 1937, c’est la grève générale à La Réunion, dont Léon de Lépervanche est un des instigateurs. En Guyane, la misère persistante nourrit le mécontentement qui s’exprime sporadiquement. Puis au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, les luttes des travailleurs de la canne reprennent, toujours de façon large et offensive. En Guadeloupe en 1946, un événement marquant est la grande grève des travailleurs de la canne et de l’usine Marquisat à Capesterre.
Le Parti communiste et la loi de départementalisation
On trouvait alors à la tête des luttes ouvrières les dirigeants locaux et les militants du Parti communiste français, qui jouissaient d’une immense popularité au sein de la classe ouvrière et de la population laborieuse. Encore aujourd’hui, les noms d’Aimé Césaire, Léopold Bissol, Rosan Girard, Hégésippe Ibéné, Raymond Vergès, de syndicalistes comme Léon de Lépervanche à La Réunion et Auguste Sainte-Luce à la Guadeloupe restent prestigieux dans la mémoire ouvrière. Alors qu’ils cherchaient à aider les travailleurs à sortir de leur grande misère, la départementalisation leur apparaissait comme une voie pour y parvenir. Cela n’allait pas être le cas puisque pendant longtemps encore, près d’un demi-siècle, les discriminations coloniales allaient subsister. Les travailleurs allaient encore devoir se battre pied à pied contre les injustices coloniales, aidés par les militants communistes.
La colère des masses contre la grande pauvreté
En 1946, les conditions de vie de la population dans les quatre colonies sont encore telles qu’on a du mal à les imaginer aujourd’hui. Elles sont proches de celles des populations africaines. La plupart des travailleurs vivent dans de petites cases, sans eau courante ni électricité. Aux pathologies tropicales comme le pian, le paludisme, la bilharziose s’ajoutent la tuberculose, le rachitisme, les maladies de peau. La mortalité infantile est énorme, l’hygiène et la santé publiques sont quasi inexistantes. L’un des premiers droits sociaux obtenus est l’accès à la sécurité sociale, même si de nombreuses discriminations subsistent dans l’application des textes.
En 1948, au Carbet en Martinique, l’intervention de la gendarmerie fait trois morts au cours d’une grève d’ouvriers agricoles. Le 14 février 1952, pendant la grève générale de la canne, la troupe coloniale tire sur la population dans la ville du Moule, en Guadeloupe, et fait quatre morts.
Il est vrai que la grève des fonctionnaires de 1953 impose au gouvernement, dans les quatre territoires, l’octroi de la prime dite de vie chère de 40 %. Cette prime n’était jusqu’alors accordée qu’aux fonctionnaires venus de France, autrement dit aux fonctionnaires blancs.
La situation coloniale va perdurer.
Le 24 mars 1961, pendant la grève des travailleurs du Lareinty au Lamentin-Martinique, la gendarmerie tire sur les travailleurs tuant trois d’entre eux. Le massacre de mai 1967 en Guadeloupe restera dans les mémoires. En Martinique, le 14 février 1974 à Basse-Pointe, la gendarmerie tire sur les travailleurs agricoles en grève et fait deux morts et plusieurs blessés sur l’habitation Chalvet. En Guyane, dans les années 1970, des militants indépendantistes sont arrêtés et envoyés en prison dans l’Hexagone. En Guadeloupe, la grande grève des ouvriers agricoles et paysans pauvres de février 1971 est particulièrement offensive contre les capitalistes usiniers, les propriétaires des usines à sucre et des champs de canne. Elle éclate conjointement avec la grève des ouvriers du bâtiment. Tant dans la canne que dans le bâtiment, les travailleurs obtiennent de fortes augmentations de salaire. Puis l’année 1975 voit une nouvelle grève générale des travailleurs de la canne. À La Réunion en 1991, ce sont les jeunes du quartier pauvre du Chaudron à Saint-Denis qui se révoltent, avant d’autres mouvements par la suite dans ce quartier.
La plus récente grande grève générale aux Antilles est celle de 2009 en Martinique et en Guadeloupe. Cette grève contre la pwofitasyon s’exprime en Guadeloupe par la voix du LKP (Lyannaj Kont Pwofitasyon ou Alliance contre l’exploitation outrancière). En Martinique, la grève générale est dirigée par un regroupement de syndicats, le KF5 (Komité du 5 février). Sur les deux îles, l’organisation Combat ouvrier (UCI) participe au mouvement. Les deux regroupements mettent en avant la revendication d’une augmentation des salaires de 200 euros, ainsi que la lutte contre le mépris colonial du gouvernement français et le racisme des grands patrons békés. À La Réunion dans la même période, des dizaines de milliers de manifestants défilent dans les rues de Saint-Denis derrière un collectif des organisations syndicales, politiques et associatives, le COSPAR. Ils réclament aussi 200 euros d’augmentation de salaire et ajoutent la diminution de 25 % du prix de la bouteille de gaz et l’interdiction des licenciements dans les entreprises réalisant des profits.
En 2017 en Guadeloupe, la grève générale des ouvriers agricoles de la banane leur permet d’obtenir des augmentations de salaire et le respect des horaires de travail. Le 28 mars de la même année en Guyane, 30 000 manifestants défilent contre la politique coloniale du gouvernement français. Le mécontentement est important et les grèves nombreuses, contraignant le gouvernement à dépêcher ses ministres sur place.
Le climat social aux Antilles françaises a continué d’être marqué par des mouvements de révolte. C’est le cas entre juillet et décembre 2021 avec le blocage des deux îles par des barrages mis en place par les manifestants. Tout part de la lutte contre l’obligation vaccinale, mais c’est en fait une explosion de colère contre les bas salaires, le chômage et la misère. Enfin, l’année 2024 voit encore se dérouler d’importantes manifestations contre la vie chère en Martinique
Le PCF, d’un parti militant au parti de notables
Pendant une longue période après la loi de départementalisation, le PCF a mis en avant « la lutte pour l’égalité des droits » avec les travailleurs de l’Hexagone. Cela lui a valu l’adhésion des travailleurs, et le PCF, puis les PC locaux, indépendants, y ont gagné la reconnaissance de la classe ouvrière et de la population laborieuse. Petit à petit, des dirigeants communistes ont été élus dans les municipalités importantes : le PCF en 1945 conquiert six fortes municipalités, dont Fort-de-France en Martinique, où Aimé Césaire restera le maire pendant 56 ans, jusqu’en 2001. Le PCF gagne deux circonscriptions législatives sur trois en 1945 et 1946, dont Fort-de-France où sont élus Léopold Bissol et Aimé Césaire. Ce dernier restera député de Fort-de-France pendant plus de quarante-sept ans, de 1945 à 1993.
En Guadeloupe, en novembre 1946, le PCF gagne deux députés sur trois : Rosan Girard et Gerty Archimède, grandes figures du parti ; le premier est l’un des fondateurs de la section guadeloupéenne du PCF en 1945. En 1947, le PCF remporte sept municipalités sur 34 et non des moindres, comme Le Moule avec Rosan Girard, Capesterre-Belle-eau avec Paul Lacavé, deux bastions ouvriers. Puis le parti, devenu le PCG par la suite, conquiert les plus grandes villes de la Guadeloupe : Pointe-à-Pitre, Basse-Terre, Sainte-Anne, et de grosses communes comme Port-Louis et Petit-Canal. À La Réunion, le mouvement de Vergès et de Lépervanche conquiert 12 municipalités sur 23. Ces derniers seront à l’origine de la section réunionnaise du PCF par la suite, puis du Parti communiste réunionnais en 1959.
Cependant, ces dirigeants communistes qui, au début, apparaissent comme les héros des luttes et des grèves, deviennent ceux des joutes électorales. Peu à peu, les succès électoraux deviennent leurs seuls succès, présentés comme les seuls possibles pour les travailleurs. Les dirigeants communistes deviennent des notables, installés dans une situation qui suffit à leur assurer une carrière politique pour de longues années. Pendant ce temps subsiste un statu quo social et politique fait d’exploitation des travailleurs et marqué par de fortes séquelles coloniales.
Bien sûr, dans les quatre colonies le PCF n’était depuis longtemps pas plus révolutionnaire qu’il ne l’était en France. Membre de l’Internationale communiste dès 1920 sous le nom de SFIC (Section française de l’Internationale communiste), le parti avait ensuite totalement dévié du communisme révolutionnaire en épousant la ligne de la clique stalinienne qui, après la mort de Lénine, avait pris le pouvoir en URSS en écartant brutalement les révolutionnaires de 1917 jusqu’à leur élimination physique quasi totale. Sa politique contre-révolutionnaire en Chine et en Espagne avait mené les révolutions à la défaite. Elle avait fait de l’Internationale communiste un instrument au service des intérêts nationaux de l’URSS et de sa clique dirigeante, et non plus de la révolution mondiale. Le PC, devenu PCF, était resté fidèle à cette politique stalinienne et il ne fallait donc pas compter sur ses dirigeants dans les quatre ex-colonies pour tenter de faire déboucher les luttes ouvrières sur des luttes révolutionnaires pouvant remettre en cause le statu quo social et politique.
Sur le plan économique, il a fallu attendre les années 1980 et 1990 pour qu’une certaine égalité sociale s’instaure avec les travailleurs de l’Hexagone. Ce n’est que dans cette période, par exemple, que les travailleurs ont perçu très progressivement le même montant du Smic que ceux de l’Hexagone et bénéficié des mêmes droits sociaux liés à la Sécurité sociale, les mêmes allocations familiales et aides sociales.
Les séquelles du colonialisme
Aujourd’hui, le colonialisme d’autrefois a disparu, ainsi que l’extrême misère. On ne meurt plus des pathologies tropicales. On ne tire plus sur les travailleurs en grève, du moins jusqu’à maintenant. Mais les séquelles coloniales demeurent tenaces. En Martinique, ce sont les anciennes familles blanches, autrefois propriétaires d’esclaves, les békés, qui concentrent en leurs mains les terres agricoles. Elles possèdent d’immenses bananeraies, l’industrie du rhum et presque toutes les entreprises de la grande distribution, les concessions des grandes marques automobiles entre autres et une kyrielle d’entreprises. En Guadeloupe, à part les terres sur lesquelles elles ne règnent plus en maîtres, ces grandes familles règnent encore dans les mêmes secteurs. Le Groupe Bernard Hayot (GBH), issu de la plus riche famille békée, contrôle la grande distribution en Martinique et en Guadeloupe, et en partie à La Réunion.
En Martinique, en Guadeloupe et en Guyane il existe une forme de racisme officiel qui veut que, à part les élus locaux, tous les dirigeants administratifs et économiques ou presque sont blancs alors que la population est majoritairement noire ou d’origine indienne, amérindienne en Guyane. Cette situation continue d’alimenter le sentiment d’oppression raciale dans la population.
Sur le plan social, le chômage est deux fois plus important en Guadeloupe et à La Réunion que dans l’Hexagone avec des taux de 17 % et 16 % de la population active contre 8,3 % dans l’Hexagone. En Martinique, ce taux est de 14,4 %.
À La Réunion, une dizaine de familles très riches concentrent entre leurs mains une bonne partie de l’économie. Certaines figurent dans la liste des 500 plus riches familles de France. À côté d’elles, des milliers de travailleurs et de pauvres vivent dans la misère.
Historiquement, toutes ces familles ont largement profité du système colonial. Aujourd’hui la loi pour le développement de l’outremer (LODEOM) permet aux patrons réunionnais et des autres départements d’outremer d’économiser des millions grâce à la décentralisation. À La Réunion, le bénéfice en est estimé à 1,6 milliard d’euros. Dernièrement, la région Est de l’île a été érigée en zone franche d’activités nouvelle génération (ZFANG). Il s’agit de faire bénéficier les entreprises présentes sur ce territoire d’un dispositif encore plus favorable d’aides publiques. En même temps, un haut fonctionnaire de la police a été récemment nommé dans l’île, par Paris, au détriment de cadres locaux ayant les mêmes compétences, une nomination qui a encore été vue comme une discrimination de nature coloniale. La départementalisation n’a toujours pas fait disparaître les séquelles du colonialisme et, sous les tropiques, le capitalisme se porte d’autant mieux que les salaires sont généralement plus bas, entretenant une pauvreté qui y est bien plus importante que dans l’Hexagone.
Un capital de luttes précieux
Ce sont les luttes des travailleurs qui ont pu contraindre l’État français à respecter sa propre loi de départementalisation et à prendre d’autres mesures instaurant les mêmes droits pour les travailleurs des quatre ex-colonies que pour ceux de l’Hexagone, mais il a fallu 50 années pour cela. Conformément à une vieille politique bourgeoise et aux traditions du colonialisme, l’État et les possédants ont toujours voulu faire comprendre aux peuples et aux travailleurs qu’ils devront toujours payer très cher la conquête du droit à une vie meilleure, au prix de nombreuses luttes et d’une répression même sanglante.
La classe ouvrière des Antilles, de Guyane et de La Réunion est aujourd’hui forte de cette mémoire collective, une mémoire et un capital d’expériences qui seront précieux dans les luttes à mener contre les séquelles bien présentes du colonialisme et contre le système capitaliste lui-même.
5 septembre 2026