Angers : Scania maître-chanteur 16/10/2026 2026 Brèves /medias/breve/images/2026/10/vulture.png.420x236_q85_box-0%2C135%2C1024%2C711_crop_detail.png 2026-10-16

Brève

Angers

Scania maître-chanteur

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Crédit image : Kuraplan

           Petrus Sundvall, le PDG de l’usine Scania d’Angers, en a gros sur la patate : de « trop nombreuses normes » retiendraient le groupe d’investir les 70 millions d’euros promis lors du sommet Choose France en juin dernier en vue d’accélérer la production sur place de poids lourds électriques. Et de menacer de fermer le site ouvert en 1992, « si la trajectoire ne change pas »...

            Pleurer la bouche pleine, voilà qui est typique des grands patrons dans tous les pays ! Et agiter comme un épouvantail de possibles licenciements, dans le but d’intimider les travailleurs et de leur faire courber la tête, c’est aussi une vieille ficelle.

            Quand on y regarde de plus près, la seule crainte de Scania est que les aides versées par l’État aux grandes entreprises de transport pour l’acquisition de camions électriques – jusqu’à 100 000 euros par véhicule aujourd’hui – soient revues un peu à la baisse l’an prochain.

            La petite phrase de menace n’est donc qu’une manière de rappeler au gouvernement Lecornu : « On veut le fric et tout le fric ! ». Mais le groupe est loin, très loin d’être sur la paille.

            Les parasites capitalistes, non contents d’exploiter les salariés – avec en plus chez Scania-Angers la modulation haute et les samedis travaillés – , ont pris la mauvaise habitude d’être en permanence sous perfusion d’argent public. C’est du vol pur et simple.

            Face aux maîtres chanteurs patronaux, la seule protection pour les travailleurs réside dans leur capacité à se faire craindre. Alors vivement qu’à Scania et ailleurs, inspirés par la révolte des jeunes, ils retournent ce chantage pour dire : « des embauches, des salaires et des horaires corrects, sinon on arrête tout ! ».

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