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Brève
Augmenter les salaires, pas le budget militaire - Ville de Tours et métropole
Le 28 avril, 120 salariés de la métropole présents à une heure d’information syndicale ont discuté de ce dont ils avaient besoin pour vivre. Ils se sont prononcés pour une augmentation de 500 euros. Ils sont repartis avec des tracts pour discuter avec leurs collègues et les inviter à faire grève le lundi 18 mai. Ce jour-là, ils se sont retrouvés à 70 au rassemblement.
Parallèlement, à la ville de Tours, deux syndicats avaient décidé de se joindre au mouvement, et d’appeler à faire grève le même jour. 70 grévistes se sont rassemblés devant l’hôtel de ville. Bien d’autres étaient en grève, en particulier dans les écoles et les crèches.
Il a été discuté des absences non remplacées, des conditions de travail qui épuisent tout le monde, des 10 % de salaire en moins en cas d’arrêt-maladie qui font qu’on va bosser même malade. Il a aussi été discuté des salaires. Tous les prix augmentent. Des collègues sont obligés de demander des bons alimentaires. La revendication de 500 euros décidée 10 jours auparavant à la métropole, a été unanimement votée, ainsi qu’une nouvelle journée de grève pour le 28 mai.
L’élu chargé du personnel est venu proposer de rencontrer une délégation. Ça a été l’occasion pour lui et une autre responsable d’exposer toutes leurs difficultés financières…
Dans une période où l’État réduit toutes les dotations aux communes pour faire de plus en plus de cadeaux aux entreprises et augmenter le budget de l’armée, on veut bien croire qu’ils aient des difficultés. Mais les travailleurs n’ont pas à se résigner à être les victimes de cette politique. Ils doivent défendre leur peau.