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Brève
Bus Keolis (Ivry et Vitry, 94)
En grève contre les attaques

Deux jours de grève ont eu lieu chez Keolis, les 10 et 11 septembre, dans les dépôts de bus d’Ivry, de Vitry et du tramway T9. Des lignes de bus étaient carrément fermées.
La grève a éclaté un mois après le transfert de la RATP à l’appel des syndicats CGT et UNSA, un mouvement suivi à plus de 50 %, bien que la direction n’ait pas reconnu le préavis de grève, menaçant les grévistes de sanctions pour absence injustifiée. À Ivry, des grévistes, nombreux dès 5h du matin, ont dénoncé les trois jours de carence retirés sur le salaire en cas d’arrêt maladie, ou le changement des horaires qui fait perdre la prime de nuit à certains. La désorganisation aggrave les conditions de travail déjà mises à mal par la RATP.
Il faudrait accepter de rouler avec un bus sans feux de stop ou sans clignotants. Keolis consacre plutôt son énergie à fliquer les travailleurs comme exiger le port du gilet fluo orange, en plus de l’uniforme, dès qu’on quitte le poste de conduite.
Au rassemblement devant le dépôt de Vitry, beaucoup d’élus locaux sont venus soutenir les grévistes. S’ils dénoncent tous Pécresse et son ouverture à la concurrence c’est pour se prétendre la solution si une majorité de gauche arrivait à direction de la région et des transports. Mais cette attaque a été préparée depuis longtemps, y compris avec le socialiste Huchon qui a précédé Pécresse. Et dans l’agglomération de Lyon, c’est la gauche qui a séparé le réseau bus du métro, avec les mêmes « appels d’offres ».
Le passage en filiales des réseaux publics correspond à une politique générale. Il permet de revoir les contrats de travail à la baisse et de créer la division entre des dépôts de bus qui étaient RATP. Ces deux jours de grève ont eu un large écho. Ils encouragent les travailleurs des autres dépôts passés dans les filiales de RATP-CAP, Transdev, ATM, à s’opposer à cette attaque, en s’y mettant tous ensemble.