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Brève
Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire
Une amende pour une vie perdue

Le tribunal de Saint-Nazaire vient de condamner la société Chantiers de l’Atlantique à une amende de 100 000 € pour la mort au travail, il y a 6 ans, d’un ouvrier intérimaire.
A 3 heures du matin, en fin d’équipe de nuit, la cloison en acier de 500 kg qu’il installait a basculé et l’a écrasé (LO n°3021 du 26 juin 2026).
Le jugement a reconnu « le rythme de production et la pression » comme cause de l‘accident. Et donc la responsabilité de la direction de l’entreprise qui impose ces contraintes. Mais, bien sûr, ce n’est pas cette amende qui empêchera un accident mortel de ce type de se reproduire. En moyenne 14 travailleurs meurent chaque semaine d’un accident du travail dans ce pays. Et les amendes auxquelles sont condamnées les patrons, quand ils en sont reconnus responsables, sont, en général, considérablement plus faibles que celle qui vient d’être imposée à la direction des chantiers.
Pour mettre un frein à cette hécatombe de travailleurs -qui ne fait jamais la une des grand moyens d’information- il faudra que les travailleurs, eux-mêmes, prennent en main l’organisation de leur travail et au-delà de toute la société.
Il s’agit d’imposer que la sécurité passe avant les rythmes de production voulus par le patronat dans le seul souci de remporter la course aux profits.