Dans les entreprises
Charleville-Mézières (Ardennes)
Les agents de cantine refusent de payer le prix du sous-effectif !

Ce lundi 15 juin 2026, 16 des 27 agents de la restauration scolaire ont débrayé et manifesté de 10h30 à 13h30 pour exprimer leur ras-le bol du sous-effectif. Dans les cantines, ces agents, en grande majorité des femmes, doivent assurer seuls le service de 80 enfants alors qu’il faudrait 1 agent pour 50. Un agent doit servir 167 enfants avec seulement un renfort de 4h alors qu’il faudrait 3 agents par jour. Les départs à la retraite n’étant pas compensés, la brigade de remplacement constituée de 6 agents, censée pallier les absences ponctuelles, tourne en permanence dans les 19 cantines en manque constant de personnel. Le stress et l’épuisement s’accumulent, les arrêts maladies se multiplient.
Après avoir supprimé des postes, le maire a récemment décidé de leur imposer le nettoyage de nouveaux locaux durant les vacances d’été, sous prétexte qu’ils ne travaillent pas assez le reste de l’année. C’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les agents ont décidé de se faire entendre en cessant le travail et exprimer leur colère qui est mille fois légitime. Ils réclament des embauches : « On s’épuise au boulot alors qu’il y a tant de gens qui cherchent un emploi ! ». Durant les 3h de débrayage, des élus ont décidé de les remplacer au service dans les cantines, un préavis de grève illimité étant déposé, pas sûr qu’ils tiennent les cadences si le mouvement dure.
On se souvient de Ravignon, lors de la dernière campagne municipale, se vanter sur un plateau de télévision de n’avoir jamais eu à affronter de grève des agents durant ses mandats, c’était quasiment un encouragement à la grève et les agents des cantines l’entendent bien de cette oreille !