Après Villeroy et Boch, TDK licencie08/12/20062006Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Après Villeroy et Boch, TDK licencie

Luxembourg - L'usine TDK située Bascharage au Luxembourg va fermer. 344 travailleurs dont les 3/4 sont des frontaliers venant de Lorraine vont se retrouver sur le carreau, sans compter les sous-traitants comme les femmes de ménage par exemple. Cette fermeture vient après 146 licenciements l'an dernier chez TDK et 180 licenciements chez Villeroy&Boch, 15 dans les brasseries.

TDK arrête de produire des CD et DVD dans cette usine installée en 1991. Le citron étant pressé, cela ne l'intéresse plus. TDK va faire des profits ailleurs. Le groupe prétend que l'usine de Bascharage aurait accumulé 81 millions d'euros de pertes en 5 ans. Allez savoir... Mais combien de milliards de profits ont-ils fait depuis l'ouverture ?

Début avril, l'action TDK gagnait 3,49 % à la bourse de Tokyo, la presse économique japonaise évoquant une hausse du bénéfice de 35 % et une augmentation du dividende servi aux actionnaires de 11 %.

Du côté syndical, un communiqué de l'OGBL - le syndicat luxembourgeois - "salue l'engagement de la direction qui, malgré un déficit cumulé de 81 millions d'euros, a déclaré de ne pas passer par une faillite et de continuer le payement des salaires jusqu'à la fermeture définitive du site". Bien sûr, l'OGBL "regrette cette fermeture précipitée" et a organisé un certain nombre d'actions. Mais remercier le patron de payer les salaires jusqu'à la fermeture, alors que les bénéfices explosent, en dit long sur l'état d'esprit des dirigeants syndicaux.

Partager