Brève
Chimie : Grève reconductible à BASF Huningue
Les travailleurs de BASF sont en grève reconductible depuis lundi contre le plan de suppression de 140 emplois. Ils bloquent l'accès au site commun avec TFL et la chaudière alimentant en vapeur les usines TFL, Novartis, Delpharm est à l'arrêt, ce qui a des conséquences sur la plupart les activités de production. Ils ont mille fois raison de se défendre.
La direction reste droite dans ses bottes et se contente de proposer le minimum : 7 000 à 25 000 euros selon l'ancienneté. Autant dire des clopinettes, car la majorité ont plus de 45 ans et plusieurs dizaines d'années de travail derrière eux. Beaucoup se rappellent les primes qui avaient été versées lorsque l'usine voisine Clariant avait fermé.
Ils demandent des garanties plus conséquentes que les broutilles que propose la direction, une indemnité de 300 000 euros. Cela reste au final peu de chose lorsque l'on se fait retirer son gagne-pain, car cela veut dire au pire, le chômage, et au mieux, un emploi plus précaire et bien moins payé. Face à cela, il faudrait imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous avec maintien du salaire. Et ce combat nous concerne tous.