Brève
Collecte des ordures ménagères : l'eurométropole « se soucie » des conditions de travail des rippeurs
La CUS - rebaptisée « eurométropole » depuis le début de l'année, parce que le marketing, c'est important... - veut réduire ses effectifs de 10 %, réorganiser la collecte des ordures ménagères et y supprimer le principe du « fini parti » . Ce principe permet aux éboueurs de quitter leur poste quand la tournée est finie, et non pas à une heure fixée, ce qui semble en effet relever du bon sens.
Pour justifier sa mesure, l'eurométropole invoque le souci de la santé des agents. Elle prétexte que "le « fini parti » les pousse à travailler dans des conditions d'hygiène et de sécurité " dignes des « Temps modernes » et que l'espérance de vie des rippeurs, qui occupent les postes parmi les plus pénibles, n'est déjà que de 60 ans.
La ficelle est un peu grosse : comme le notent la CGT et la CFDT dans un communiqué commun, la CUS a longtemps fermé les yeux sur l'état de santé des agents, et aujourd'hui, comme elle veut réaliser des économies, le prétexte est tout trouvé : la réorganisation de la collecte entraînerait en effet des tournées moins nombreuses mais plus longues, ce qui lui permettrait de réduire la flotte de camions.
La santé des travailleurs n'a jamais fait partie des premières préoccupations des patrons.