Brève
De l'argent pour la santé pas pour les banquiers
Nancy - La direction du CHU de Nancy a dans ses projets la suppression de 650 emplois sur l'ensemble du CHU. Pas parce qu'il y a moins de malades, moins de soins à leur prodiguer. Au contraire, la charge de travail augmente sans cesse dans les hôpitaux du fait qu'ils ont les malades les plus difficiles à soigner, les cliniques privées prenant le plus facile.
Mais les hôpitaux sont gérés comme tout le reste dans la société : l'intérêt des grosses sociétés, celles qui font des médicaments ou des matériels de plus en plus couteux ne sont pas égratignés. C'est aux travailleurs - et aux usagers des services publics - qu'on demande tous les sacrifices.
Le 18 décembre, plus de 750 hospitaliers s'étaient retrouvés à l'appel des syndicats devant le conseil d'administration pour s'opposer au plan de la direction. La mobilisation n'est pas finie et les employés ne comptent pas accepter que les pouvoirs publics donnent des centaines de milliards pour soigner les banquiers qui se sont fait mal eux-mêmes en spéculant comme des malades, des milliards pris aux services publics et dans les poches de tous les travailleurs.