Brève
De l’argent pour les salaires, pas pour les actionnaires
Metz - La grève de plusieurs centaines de travailleurs de l'usine PSA d'Aulnay en région parisienne fait des émules dans d'autres usines du groupe. Lundi, 150 travailleurs de Peugeot Mulhouse débrayaient. Mardi, toute une chaîne de l'usine Citroën de Borny faisait de même et, ce mercredi, plusieurs dizaines de travailleurs de l'usine de Trémery étaient en grève à leur tour. Certes, il ne s'agit que de débrayages pour l'instant et ils restent minoritaires par rapport à l'effectif de ces usines.
Mais cela témoigne du ras-le-bol des travailleurs. La revendication commune est une augmentation des salaires de 300 €, la diminution des charges de travail, le départ des travailleurs âgés de plus de 55 ans.
PSA dit niet à toutes ces revendications. Il prétend que l'augmentation de 300 € réclamés par les travailleurs en grève d'Aulnay représenterait un coût de 500 millions d'euros. Et alors ? L'an dernier, pour fermer l'usine anglaise de Ryton et licencier chez Faurecia, PSA a dépensé plus de 400 millions pour cela, dans l'unique but de rapporter plus de bénéfices pour les actionnaires. Il faut inverser la vapeur et investir dans les salaires.