Brève
Peugeot Scooters - Dannemarie
Des politiciens à plat ventre devant les patrons
"Nous sommes déterminés à leur pourrir la vie. Peugeot ne fera pas ce qu'il veut ici", "il faut que PSA mette les moyens pour maintenir les emplois" : ainsi s'exprimaient le maire de Dannemarie et le député d'Altkirch devant les salariés de Peugeot Scooters, qui manifestaient dans la ville, le 8 décembre dernier, pour protester contre les 141 suppressions d'emplois et la fermeture de l'usine. Récemment, le ministre Richert entonnait le même couplet.
Hier, dans les salons feutrés de la préfecture, changement de discours : ces mêmes élus locaux, ainsi que le préfet, admettaient que PSA n'envisageait pas de revenir sur sa décision. Et de chercher aussitôt quelle activité pourrait démarrer sur le site après la fermeture, en garantissant que "l'État pourra mettre la main à la poche"...
Les travailleurs de Peugeot Scooters savent à quoi s'en tenir : c'est sur leurs propres forces qu'ils peuvent compter pour défendre leurs intérêts, pas sur des politiciens qui acceptent sans broncher la dictature de PSA qui ferme des usines comme on éteint la lumière.