Du sang et des larmes pour les uns, des profits pour les autres08/12/20062006Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Du sang et des larmes pour les uns, des profits pour les autres

Belfort - En quelques années, le groupe Alstom est passé de 105 000 à 60 000 salariés, sous prétexte qu'il était en faillite et que les affaires marchent mal. Le nouveau PDG Patrick Kron avait promis "du sang et des larmes". Promesse tenue pour les travailleurs du groupe qui ont connu, en plus des vagues de licenciements, des externalisations où là non plus les licenciements n'ont pas arrêté, un accroissement des charges de travail avec des salaires bloqués.

Pour les actionnaires, pas de larmes mais des profits. Le résultat opérationnel, comme ils disent, grimpe de 58 % à 746 millions d'euros. Des bénéfices obtenus en aggravant l'exploitation des travailleurs. Par exemple, dans la branche Transports, le chiffre d'affaires augmente de 9 % et passe de 4,6 à 5 milliards d'euros alors que les effectifs diminuent de plus de 20 % (de 33 000 à 26 000). Bien des travailleurs de l'Alstom ont été réduits au chômage, certains sont en fin de droits... mais dans la branche transports, l'Alstom embauche des intérimaires.

Alstom en faillite il y a quelques années ? C'était de la blague. Bouygues vient de se porter acquéreur des 21 % de capital que détient encore l'État. Pas par philanthropie, mais parce que l'Alstom - comme tous les grands groupes, quoi qu'ils disent - dégage beaucoup de richesses... pour les actionnaires.

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