« Éducation prioritaire » : en Alsace comme ailleurs, on se moque du monde !24/12/20142014Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

« Éducation prioritaire » : en Alsace comme ailleurs, on se moque du monde !

La nouvelle carte de l'éducation prioritaire en Alsace comprend toujours 21 réseaux d'éducation prioritaire (REP, nouveau nom des ZEP), dont 12 avec des moyens renforcés (REP+).

Mais certains établissements seront débarqués, comme Jean-Mermoz à Wittelsheim et Jean-Georges-Reber à Sainte-Marie-aux-Mines. Les effectifs par classe vont y grimper de 24 à 30 élèves, les demi-groupes et le soutien aux élèves fragiles seront supprimés, et les subventions pour les classes vertes et les sorties diminueront... et tout cela dans dans des zones en grande difficulté, pour employer un euphémisme.

Dans le Val d'Argent, les grèves, opérations « écoles mortes » et manifestations se sont succédé, jusque devant le rectorat à Strasbourg. Les syndicats d'enseignants et la FCPE déplorent à juste titre un manque de concertation, pour ne pas dire du mépris, de la part du rectorat.

Il n'y a pas de miracle : le rectorat travaillant à moyens constants, alors que la crise s'approfondit, l'application de « critères sociaux » pour dresser la liste des établissements classés en REP revient nécessairement à déshabiller Pierre pour habiller Paul. La poudre aux yeux des REP+ semble simplement destinée à diviser la contestation.

Appeler cela « éducation prioritaire », c'est se moquer du monde !

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