Éducation prioritaire : les combines lamentables du rectorat pour faire des économies25/01/20152015Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Éducation prioritaire : les combines lamentables du rectorat pour faire des économies

De nombreux établissements scolaires jusque-là en ZEP ont été déclassés. C'est le cas du collège Stockfeld au Neuhof, l'un des quartiers populaires de Strasbourg, qui est maintenant classé en REP, et non pas REP+, qui serait le niveau le plus haut dans l'éducation prioritaire.

Pour justifier ce déclassement, le rectorat s'appuie sur des chiffres bidon : un revenu médian artificiellement gonflé (18 544 euros au lieu de 7700 euros par an) et un chômage artificiellement réduit (9,6 % au lieu de... 35 %) du fait de la prise en compte de ménages de classe moyenne qui se sont installés dans la partie rénovée du quartier, mais dont les enfants sont scolarisés dans le privé et ne fréquentent de toute façon pas le collège de secteur !

Le rectorat tente laborieusement de se justifier derrière des comptes d'apothicaire : il y a 9 REP et 12 REP + pour l'Alsace, ce qui veut dire que si le collège Stockfeld passe en REP +, il faudra passer un établissement REP + en REP!

Alors depuis le 13 janvier, les parents d'élèves bloquent tous les jours l'accès du collège de 8 h à 9 h. Ils ont organisé une opération « école morte » le 23 janvier, qui a aussi touché les écoles élémentaires Reuss I et II et la maternelle, soit plus d'un millier d'élèves, et ils veulent manifester mercredi 28 janvier de leur quartier jusqu'au rectorat de Strasbourg à 14 h. Des liens ont été noués avec des parents d'élèves du collège Reber, à Sainte-Marie-aux-Mines, qui n'est plus inclus dans la nouvelle carte de l'éducation prioritaire, tout comme les écoles qui en dépendent.

La mobilisation est en effet le seul moyen de défaire les décisions administratives scélérates du rectorat.

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