Brève
BASF – Huningue
Faute lourde de la direction
Lundi 21 juillet, une trentaine de salariés de BASF se sont réunis devant l'usine de Huningue pour soutenir les onze d'entre eux convoqués à un entretien préalable à une procédure de licenciement pour faute lourde. La direction leur reproche des prétendus « vols et dégradations » pendant l'occupation de l'usine fin juin. Elle menace par ailleurs de supprimer les primes obtenues (entre 35 000 et 45 000 euros) pour ceux qui ne viendraient pas travailler «normalement » : un chantage minable !
Non content de licencier 140 personnes, BASF, 1er groupe mondial de la chimie, veut empêcher les travailleurs de se défendre. Vol oui : c'est celui des actionnaires sur les valeurs créées par les travailleurs de BASF. Dégradation en effet : celle de la vie des travailleurs licenciés.