Fermeture de l'aciérie de Gandrange07/04/20092009Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Fermeture de l'aciérie de Gandrange

Metz - Comme des voleurs, ils ont arrêté l'aciérie. Elle devait fonctionner jusqu'au 31 mars, elle a été arrêtée par surprise le 19 mars, lors de la journée nationale de grève, et n'a pas été remise en route depuis. La direction, qui avait ouvert toutes grandes les portes de l'usine pour la visite de Sarkozy il y a un an, ne voulait sans doute pas que soit filmée la dernière coulée.

Mardi 31 mars, à l'appel de la CGT, une centaine de travailleurs se sont retrouvés pour dénoncer une dernière fois Mittal et son complice Sarkozy. Avec la fermeture du train à billettes (TAB) prévue pour la fin de l'année, 575 emplois au total sont supprimés. Il ne devrait plus rester à Gandrange que le laminoir à couronnes et barres (LCB) dont l'avenir n'est pas assuré. En ce qui concerne l'aciérie, 64 travailleurs sur les 339 employés à l'aciérie n'ont toujours pas de reclassement.

Pour les travailleurs, la seule leçon qui mérite de rester, c'est que ce sont les émeutes de Longwy et Denain en 1979 qui permirent aux sidérurgistes de limiter les attaques patronales. C'est la crainte des travailleurs qui avait contraint, à l'époque, le gouvernement à lâcher du lest, en particulier avec la possibilité de partir en dispense d'activité dès l'âge de 50 ans, et aux plus jeunes de partir avec une prime de départ équivalente à deux ans de salaires. Ce que les travailleurs ont pu obtenir a toujours été le fruit de leurs luttes... jamais du bulletin du vote.

Partager