Brève
L’État vole au secours des banques… pas des communes !
Saverne - Toutes les collectivités locales font appel aux banques pour financer leurs investissements. Des banques qui aujourd'hui entraînent les communes dans la déconfiture financière. Ainsi, le Républicain lorrain évoque le cas de la ville de Saverne (Bas-Rhin) qui, en quelques mois, aurait perdu 110 000 euros. La commune a emprunté à la banque Dexia des "produits financiers" qualifiés par le député maire UMP Emile Blessig de "complexes et risqués". Il s'agit de prêts à taux variables qui s'envolent actuellement : sur l'un des prêts le taux était de 3,39 % la première année, et le mode de calcul fait qu'il est aujourd'hui de 7,43 %. Résultat, une dépense supplémentaire pour la commune de 110 000 euros, soit 16 % de hausse pour le budget des intérêts financiers !
"La situation devient ingérable" se plaint le maire de la ville. D'autant que d'autres mauvaises surprises sont à venir : en avril 2009, la ville connaîtra le taux d'un second emprunt qui était de 3 % au départ et qui est déjà aujourd'hui à plus de 5 %. Sans compter le taux premier prêt qui devrait encore augmenter en août prochain.
Le maire UMP explique dans la presse être tombé dans un piège : "il y a eu de la part du banquier une façon de présenter les choses qui n'est pas du tout correcte". Il devrait en parler à son ami Sarkozy qui a décidé un plan de sauvetage des banques, et en particulier de Dexia, en leur apportant des milliards de fonds publics. Des milliards qui n'empêchent en rien la crise financière et la spéculation. Mais si Sarkozy est aux petits soins pour ses amis banquiers, il laisse le soin aux maires de faire payer la population pour les requins de la finance par le biais des augmentations d'impôts et taxes locales.