Brève
L’hôpital qui rend malade
Nancy - "Le confort dans le travail est un but louable, mais encore faut-il que ce soit économiquement viable", explique dans l'Est républicain le directeur du CHU de Nancy, Benoît Péricard après avoir affirmé qu'il y aura des économies de personnel au CHU "sans licenciement" - le regretterait-il ? Car il faut, selon lui, dépenser moins pour arriver à "une meilleure maîtrise des coûts". On croirait entendre le PDG d'Arcelor, de Renault... bref, de n'importe quelle entreprise privée dont le but est de rapporter de l'argent à des actionnaires, pas du responsable d'un service public.
Reprocher de rechercher un "confort dans le travail" aux ASH, aides soignantes, infirmières... qui travaillent de jour, de nuit, sans week-end, en sous-effectif dans la plupart des services, il fallait le faire ! D'autant que tous les progrès techniques et médicaux se traduisent par une surcharge considérable de travail pour tous les personnels, sans parler des tâches administratives de plus en plus lourdes. Sans que les effectifs augmentent, bien au contraire. Les fesses bien calées dans son fauteuil, le directeur peut sûrement parler en spécialiste du "confort dans le travail"...