Brève
Concordat
La calotte bien défendue
En réaction à la proposition faite dimanche, par Hollande, d'inscrire la laïcité dans la Constitution, Philippe Richert, ministre UMP et président de la région Alsace, a dénoncé une remise en cause du Concordat. Celui-ci permet en effet un financement public des différents cultes (catholique, protestant, juif) d'Alsace-Moselle. Mais Roland Ries, maire PS de Strasbourg, n'est pas en reste et a réagi en disant qu'il ne fallait toucher à cette particularité locale.
Le Concordat a donc de solides soutiens chez les responsables alsaciens UMP et PS. Mais même la gauche au pouvoir - ce qui s'est produit plusieurs fois ces trente dernières années - ne s'y est jamais attaquée. Curés, pasteurs et rabbins de la région ont de quoi se sentir rassurés : ils pourront encore jouir de leur droit à se faire payer sur le dos de la collectivité.