La mobilisation a permis de limiter la casse08/12/20062006Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

La mobilisation a permis de limiter la casse

Vieux-Charmont (Doubs) - 36 travailleurs sur les 54 que comptait fin juillet l'entreprise Burgess-Norton de Vieux-Charmont devraient être embauchés par la société UKM, le repreneur choisi par le tribunal de commerce.

Depuis novembre dernier, avec le syndicat CGT, les travailleurs se sont mobilisés tous azimut pour refuser la fatalité de la fermeture. Ils ont occupé l'usine pendant deux mois, ils sont allés aux portes d'autres entreprises comme Peugeot Sochaux, toute proche, ou Peugeot Mulhouse. Ils ont eu le soutien de la population et des collectivités locales du secteur. Certes, le bilan est mitigé puisque, si 36 travailleurs garderont leur emploi, 18 seront licenciés. Le repreneur promet de les réembaucher dans les deux années à venir, mais rien n'est garanti. D'autant que l'avenir même de l'usine semble bien incertain. Selon le responsable de la CGT, vu la baisse des effectifs, l'usine ne pourra pas tourner correctement et fournir les commandes.

Ceci dit, la mobilisation a empêché la fermeture pure et simple du site alors qu'il y a des suppressions d'emplois chez tous les équipementiers automobiles qui expliquent que les constructeurs les prennent à la gorge. Difficile de les croire quand ils pleurent misère : le cours des actions des équipementiers grimpe en flèche : Johnson Controls + 46 % en un an ; Aisin + 44 % ; Continental + 35 % ; Autoliv + 25 % ; TRW + 15 % ; Vistéon + 16 %... On ne peut les citer tous.

Constructeurs et équipementiers sont main dans la main pour augmenter les revenus des actionnaires au détriment des emplois et des salaires. C'est contre cela que les travailleurs de Burgess-Norton ont eu raison de se battre.

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