Pharmaceutique - Bâle : La rente capitaliste01/04/20132013Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Pharmaceutique - Bâle

La rente capitaliste

Comme la plupart des entreprises pharmaceutiques mondiales, Novartis pratique "l'evergreening". Il s'agit de prolonger, coûte que coûte et par divers moyens, la durée d'un brevet. Par exemple, en modifiant légèrement une molécule afin d'en conserver pour des décennies supplémentaires le droit exclusif d'exploitation.

Le prétexte des groupes pharmaceutiques étant que les profits accumulés permettent de financer la recherche de nouveaux médicaments. En réalité, il s'agit avant tout de garantir le remplissage des poches des actionnaires sur le long cours. Au contraire de favoriser la créativité, cela favorise la rente.

Mais cette fois, Novartis est tombé sur un os. La Cour suprême indienne vient de rejeter sa demande de prolongation pour une version modifiée de son anticancéreux Glivec.

L'Inde intéresse évidemment les groupes pharmaceutiques du fait de ses 1,2 milliard d'habitants. Novartis se verrait bien vendre à 4 000 $ par mois et par patient son traitement ne serait-ce qu'aux quelques millions d'Indiens qui pourraient se le permettre. Le générique étant vendu à 73 $, on comprend l'émotion des dirigeants de Novartis !

Au delà de cette affaire, c'est l'ensemble du système des brevets qu'il faudra un jour remettre en cause. La connaissance, la technique et l'art ne peuvent appartenir à des individus ou des groupes capitalistes. Ils sont la propriété de l'Humanité dans son ensemble.

Pour les grincheux qui pensent que cela ne peut pas fonctionner, il suffit de rappeler le succès sans appel du système ouvert Linux, qui équipe l'essentiel des serveurs de l'Internet ou des équipements embarqués !

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