Brève
Le coeur de métier du grand patronat : le profit
Belfort - Ce n'est ni la première fois - ni sans doute la dernière -, que des enquêtes judiciaires sont ouvertes à propos des agissements de dirigeants du groupe Alstom pour "corruption active, blanchiment d'argent" et autres délits de ce genre. Cette fois-ci, sont en cause, entre 1995 et 2003, les décrochages de marchés en Asie et en Amérique latine - notamment le métro de Sao Paulo. Il est vrai que les dirigeants d'Alstom ont une excuse - de taille - : ils ne sont pas les seuls à se livrer à ce genre de pratiques. Au Medef, on sait toute l'importance que peuvent avoir quelques dizaines de millions d'euros pour "fluidifier" une affaire en cours.
Ces pratiques patronales sont en règle générale soigneusement dissimulées derrière le secret des affaires. Par contre, en 2003, les discours officiels chez Alstom, c'était la nécessité des externalisations et des plans de licenciements, le tout pour préserver "le coeur de métier" Alstom, c'est à dire en langage décrypté, les profits des actionnaires et des banquiers.