Brève
Mobilier européen (Kingersheim) : Les casseurs doivent être les payeurs
Pour les quelque 330 travailleurs du groupe Mobilier européen (Rapp) qui risquent de perdre leur emploi, le groupe prétend mettre généreusement sur la table 20 millions d'euros pour le plan de « sauvegarde » de l'emploi. Dans le même temps, il affirme perdre 4 millions d'euros par mois. L'incertitude qui pèse sur les travailleurs est intolérable.
S'il y a des suppressions d'emplois, ce n'est ni aux travailleurs ni à l'Etat - et donc au contribuables - d'en faire les frais. Arracher aux pouvoirs publics un dispositif d'accompagnement spécialisé et renforcé ne servira pas à grand chose si l'on ne fait pas passer les destructeurs d'emplois à la caisse.
Les propriétaires du groupe ont engrangé des millions de profits depuis des années. Ils retirent maintenant leurs billes pour les placer ailleurs. Qu'ils paient donc intégralement le préjudice qu'ils font subir aux travailleurs et à la collectivité !