General Motors Strasbourg : Les maîtres chanteurs patronaux20/07/20102010Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

General Motors Strasbourg

Les maîtres chanteurs patronaux

Près d'un tiers des travailleurs de GM ont refusé de céder au chantage en votant NON au référendum proposant, sous prétexte de reprise par le groupe GM renfloué par l'État américain, d'imposer une baisse de la masse salariale de 10 %.

Ce chantage est indécent à plus d'un titre.

D'une part parce que tant l'usine de Strasbourg que le groupe GM font des bénéfices et que cette volonté de baisser la masse salariale n'est justifiée par rien d'autre que la volonté de faire plus de profits.

D'autre part le même chantage a été infligé aux travailleurs de GM à Anvers en Belgique hier. Cela n'a pas empêché le groupe GM de s'asseoir sur ses promesses et l'usine va fermer à la fin de l'année.

Alors ceux qui ont voté OUI l'ont fait un revolver sur la tempe, par crainte de perdre leur emploi. Et il est significatif que si les membres de la direction ont pu participer au vote, ce ne fût pas le cas des dizaines de travailleurs encore présents dans l'usine mais qui doivent partir dans le cadre du dernier plan de suppression d'emplois. Contrairement aux directeurs - et aux cadres revenus exprès voter de congé - ils n'auraient sûrement pas voté oui !

Les patrons se comportent comme des gangsters, des voyous, en rançonnant les travailleurs. Mais ces voyous-là, il n'y a que la force collective des travailleurs qui pourra les mettre hors d'état de nuire.

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