Brève
Les poupées russes de la Famille Peugeot
Le 13 mars, le conseil de surveillance de PSA annonçait que le groupe ne verserait pas de dividendes à ses actionnaires au titre des résultats de l'an dernier, qualifiés de mauvais. Il s'agissait avant tout de sauver les apparences en montrant que tout le monde doit se serrer les coudes... depuis l'ouvrier jusqu'à Robert Peugeot.
Oui mais voilà, deux jours plus tard une société moins connue, la FFP (Foncière Financière et de Participation) - dirigée par un certain Robert Peugeot - annonçait, elle, le versement de plusieurs millions d'euros de dividendes.
Le rapport entre les deux ? FFP est détenue majoritairement par la famille Peugeot, et elle est, à ce titre, le principal actionnaire du groupe PSA.
Résultat : même quand PSA "prive" ses actionnaires, les Peugeot sont toujours assurés de toucher le jackpot par le biais d'une autre de leurs sociétés. Et nul doute que si les travailleurs pouvaient mettre eux-mêmes le nez dans les comptes de ces capitalistes, ils découvriraient bien plus que cette partie immergée de l'iceberg de leurs profits.