Brève
Licenciée pour 2 heures près de son enfant malade
Briey (Meurthe-et-Moselle) - Une jeune mère de 30 ans, Stéphanie, employée depuis 5 ans comme secrétaire assistante chez deux orthodontistes de Briey, a été licenciée. Elle a deux enfants dont un âgé de 14 mois.
Celui-ci tombe très gravement malade. Il est hospitalisé du jeudi au mercredi suivant. La présence de la mère à son chevet est jugée indispensable. La mère prévient le cabinet à quatre reprises. L'enfant est hospitalisé du jeudi au mercredi. Un docteur lui écrit : "nous vous rappelons que les dispositions légales en la matière autorisent, pour un enfant de moins de 16 ans une absence d'une durée maximale de 3 jours. Force est de constater que vous avez donc une absence non justifiée le...[lundi, mardi, mercredi]".
Elle est reçue en entretien préalable à licenciement. Un docteur écrit alors : "au cours de cet entretien vous n'avez fourni aucune explication, vous vous êtes bornée à dire que votre enfant était malade [...] pour ces raisons, nous décidons donc de vous licencier pour faute grave sans préavis ni indemnité".
En fait Stéphanie, suite à un accident de travail, est en mi-temps thérapeutique. Le lundi elle ne travaille que deux heures. Le mardi elle est en repos. Le mercredi en question elle est en maladie car elle a attrapé le virus de l'enfant. Elle demande que les deux heures d'absence du lundi soient considérées en congé sans solde, ce qui lui est refusé. Elle a donc été licenciée pour 2 heures occupées au chevet de son enfant... alors qu'elle dispose de 27 jours de congés payés non encore pris ! Sans commentaire.