Brève
Spip du Haut-Rhin
Non à la privatisation des tâches des agents de probation
Aujourd'hui, les travailleurs du Spip (service pénitentiaire d'insertion et de probation) du Haut-Rhin ont mené une action « Journée Spip mort » pour protester contre un projet de privatisation d'une partie de leurs tâches.
Un amendement présenté au Sénat vise en effet à permettre la délégation d'une partie des taches des Spip à des associations, sous forme de délégations de service public. Cela risquerait d'inciter les associations à préconiser les mesures plus rémunératrices pour elles plutôt que les autres, un peu comme les cliniques privées qui se concentrent sur les opérations qui rapportent le plus.
Chaque agent du Spip doit s'occuper actuellement de 130 mesures en moyenne, alors que l'objectif affiché par le gouvernement est de 40 à 60 mesures par agent... La solution est donc toute trouvée: au lieu de déléguer des tâches à des acteurs associatifs ou privés, il faut recruter massivement dans le Spip, dans le Haut-Rhin et ailleurs.