Numéro un à la Bourse de Paris, ArcelorMittal ose parler de pertes21/01/20082008Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Numéro un à la Bourse de Paris, ArcelorMittal ose parler de pertes

Gandrange - Près de 1500 personnes étaient présentes jeudi 17 janvier à Gandrange pour protester contre la volonté de la direction d'ArcelorMittal de fermer l'usine. Des travailleurs en grève, mais aussi des travailleurs d'autres entreprises ainsi que la plupart des élus du secteur. Même un ancien directeur est venu témoigner que l'usine était tout à fait viable, et que la fermeture ne correspond qu'à une stratégie de groupe pour qui les usines et les hommes qui y travaillent ont aussi peu d'importance qu'une boite de boissons. A jeter après en avoir tiré tout son jus.

ArcelorMittal prétend que l'usine de Gandrange est déficitaire, raison pour laquelle l'usine devrait fermer. C'est une blague, doublée d'un mensonge Une blague car non seulement ArcelorMittal est le numéro un mondial de l'acier, mais ses bénéfices explosent, comme le cours de l'acier, et que Mittal a su débourser il y a moins de deux ans 31 milliards d'euros au total pour fusionner.

Un mensonge car la direction prétend que l'usine a perdu 36 millions l'an dernier. Mais, ce qu'elle ne dit pas, c'est que l'usine de Gandrange a perdu 40 millions les deux dernières années, conséquence de son choix de quitter EDF pour l'électricité privée. De même, la direction pleurniche sur le prix de la ferraille qui alimente l'aciérie électrique oubliant de dire que le prix du minerai de fer explosait... et ArcelorMittal est un des premiers producteurs de minerai au monde. Les pertes de Gandrange ? Que la direction mette toute sa comptabilité sur la place publique. Cela amènerait bien des surprises !

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