Perdre sa vie à l’usine08/12/20062006Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Perdre sa vie à l’usine

Pont-à-Mousson - Dimanche 14 mai, un contremaître électricien de l'usine de Pont-à-Mousson de Saint-Gobain PAM a trouvé la mort sur la machine de centrifugation 8 mètres, spécialisée dans la fabrication des tuyaux de fonte de gros diamètres. C'est en faisant des essais sur cette machine que Gérard Laurent a trouvé la mort dans l'usine. Il vérifiait le fonctionnement d'un chemin de câbles qui venait d'être réparé et a eu la tête coincée entre les deux chariots d'approvisionnement de la machine.

Comment ce drame a-t-il pu se produire ? On sait à quel point les opérations de maintenance sont dangereuses. Et il n'est pas normal d'être seul sur une machine lorsque la visibilité depuis la cabine de commande est insuffisante.

Alors que la moyenne d'âge à l'usine de Pont-à-Mousson est de plus en plus élevée, avec les risques accrus qui vont avec, les travailleurs doivent continuer à escalader les installations en travaillant toujours plus vite et avec des effectifs de plus en plus réduits.

C'est le troisième accident mortel en moins de trois ans dans une usine de Saint-Gobain PAM. Ces vies brisées sont aussi le prix payé par les travailleurs pour la hausse continue des profits du groupe Saint-Gobain (1,3 milliard d'euros de bénéfice net en 2005 et une hausse de 18 à 20 % attendue pour 2006).

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