Brève
Pilule du lendemain, idées d’avant-hier
Vigy (Moselle) - Une mère de famille de Vigy a déposé plainte contre le pharmacien de la commune et alerté l'ordre des pharmaciens. Sa fille de 15 ans était venue demander une pilule du lendemain et n'avait pas pu l'obtenir. Interviewée par le Républicain lorrain, elle explique que sa fille est revenue avec son ami et que le pharmacien avait prétendu qu'il n'avait plus de pilule mais qu'elle était de toute façon payante. Il a demandé aux jeunes de quitter la pharmacie pour faire finalement appel aux gendarmes qui ont arrêté le couple de jeunes.
Pourtant, un décret de 2002 définit les conditions dans lesquelles les pharmaciens doivent fournir la contraception d'urgence, la "pilule du lendemain", qui est gratuite pour les mineures. Il doit délivrer une information sur la contraception régulière et les maladies sexuellement transmissibles, orienter les jeunes vers un centre de planification et remettre une brochure d'information.
Mais, toutes les enquêtes montrent que bien des pharmaciens refusent de procurer aux jeunes qui en font la demande cette pilule du lendemain. Parce qu'ils ont un petit pouvoir, certains se croient en droit de décider pour les autres et d'imposer aux femmes leurs propres préjugés réactionnaires. Contre ça, pas de pilule, juste se battre contre l'arbitraire.