Pour la libération des militants d'Action Directe09/03/20092009Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Pour la libération des militants d'Action Directe

Ensisheim - Samedi 21 février, près d'une centaine de personnes se sont rassemblées devant la prison d'Ensisheim dans le Haut-Rhin pour demander la libération de Georges Cipriani, l'un des deux derniers prisonniers d'Action Directe encore en prison. Voilà vingt deux ans qu'il est emprisonné pour le meurtre du patron de Renault, Georges Besse, et celui du général Audran.

Cipriani a pourtant fait la peine incompressible de sûreté de dix huit ans et pourrait tout à fait bénéficier d'une libération conditionnelle qui lui a été refusée par la Justice à deux reprises. Une nouvelle demande est en cours. Comme le disait Madeleine Aubron, la mère d'une autre ancienne détenue d'Action Directe, Joëlle Aubron, décédée peu après sa sortie de prison : "il a fait son temps, s'il n'est pas libéré c'est parce qu'il ne s'est pas repenti, et c'est cela que l'État lui reproche." Ce pourquoi Georges Cipriani demeure en prison ce ne sont pas les faits qu'on lui reproche. Il a payé pour cela. Mais tout comme à Jean-Marc Rouillan dont la semi-liberté a été annulée en octobre dernier pour une interview à l'Express, l'État leur reproche de ne pas avoir renié leurs convictions.

Envers ceux qui contestent l'ordre établi, l'État a la rancune tenace. Beaucoup plus qu'envers certains de ses serviteurs qui ont pourtant commis des crimes sur une tout autre échelle. Papon ou les généraux de l'OAS, responsables de centaines de morts, n'ont fait que quelques années de prison. Pour tous ses serviteurs, l'État s'est montré clément. Alors, bien que les méthodes de terrorisme individuel employées par Action Directe soient totalement étrangères au courant communiste révolutionnaire que nous représentons, Lutte Ouvrière appuie la demande de remise en liberté des militants d'Action Directe sur lesquels s'acharne l'État français.

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