Brève
PSA Mulhouse
Premiers avertissements et premiers reculs de la direction
Hier, 800 travailleurs de Peugeot Mulhouse - 500 le matin et 300 l'après-midi - ont débrayé pendant plus d'une heure trente à l'appel de la CGT, de la CFDT et de la CFTC pour protester contre le plan de compétitivité de la direction. Une bonne partie des grévistes ont même manifesté dans l'usine. Conséquence, les chaînes de montage étaient à l'arrêt.
La direction prévoit pour l'ensemble des salariés du groupe le gel des salaires pour 2014, peut-être 2015 et 2016, et la suppression d'un certain nombre de primes. Elle veut récupérer 100 millions d'euros sur la masse salariale, alors qu'il y a peu la direction de PSA a décidé d'un nouveau cadeau aux actionnaires de 300 millions de rachat d'actions !
Pour les mêmes raisons, hier, à Sochaux, des milliers de travailleurs réunis à l'occasion du lancement de la 308 ont hué la direction.
Après les débrayages du 10 septembre dans tous les établissements PSA lors de la journée de mobilisation sur les retraites, et devant ces premières mobilisations qui ont suivi, la direction a annoncé qu'elle renonçait à la suppression de la prime de rentrée (187,20 €) et à la baisse de 18 à 15 % de la majoration de nuit. Preuve qu'elle craint la colère ouvrière. Mais sur le fond son plan n'a pas changé et elle souhaite toujours récupérer 100 millions d'euros par an sur le dos des salariés.
Aujourd'hui ce sont les travailleurs de Vesoul qui étaient en grève. Ceux qui se mobilisent montrent la voie, car pour faire reculer la famille Peugeot, la lutte collective sera nécessaire.