Santé : Quand l'argent public finance les cliniques privées17/04/20142014Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Santé

Quand l'argent public finance les cliniques privées

L'État vient d'annoncer une subvention de 20 millions d'euros en soutien à la création de la future clinique privée Rhéna de Strasbourg. Née d'un projet travaillé depuis 2010, cette clinique est le résultat de la fusion de trois établissements existants, à savoir Adassa (clinique juive), Diaconat (clinique protestante) et St Odile (clinique catholique). Cette clinique confessionnelle alsacienne sera conventionnée en secteur 2, encore appelé "secteur conventionné à honoraires libres". Cela signifie que les médecins y fixent eux-mêmes le tarif de leurs consultations et interventions, et qu'ils y pratiquent donc le dépassement d'honoraires.

Dans le même temps les hôpitaux publics, ceux de Strasbourg comme d'ailleurs, qui accueillent l'ensemble des patients sans conditions de ressources, sont confrontés à des difficultés de plus en plus nombreuses : travail en sous-effectif, dégradation de la qualité des soins, restriction budgétaire et tout cela par manque de moyens, nous répète-t-on...

Alors l'argent public, pour les services publics !

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