Brève
Quand les licenciements sont reconnus officiellement abusifs
L'inspection du travail vient de refuser le licenciement de 12 des 23 salariés restants de l'usine Depalor à Phalsbourg.
Le mal est déjà presque entièrement fait car 120 travailleurs de Depalor avaient déjà perdu leur emploi cet été. Mais l'inspection écrit : « le motif économique n'est pas établi » en arguant que le bénéfice avant impôt du groupe Swiss Krono, auquel appartient Depalor, «a progressé continuellement de 2010 à 2013 jusqu'à atteindre 144 millions d'euros».
Oui les entreprises ont les moyens de maintenir les emplois, et c'est pour augmenter encore les bénéfices qu'elles licencient. Il faudra leur imposer de maintenir l'emploi en puisant sur les profits accumulés.