Brève
Quinze jours de grève pour les salaires
Mulhouse - D'un côté, des travailleurs qui évacuent tous les conteneurs, caisses et cartons que les caristes ramènent des chaînes de montage à l'usine Peugeot de Mulhouse. De l'autre, leur patron STPI, filiale de Sense, elle-même filiale de PSA et Véolia - pas des petits groupes. D'un côté, des salaires bas, des conditions de travail difficiles. De l'autre, un patron arrogant, méprisant qui explique aux travailleurs de STPI qu'il va falloir travailler plus - sans gagner plus, inutile de le préciser.
Les travailleurs de STPI ont fait quinze jours de grève pour obtenir une prime d'équipe, une prime de fin d'année pour tous et l'embauche des intérimaires. Ils ont fini par reprendre le travail vendredi 9 novembre sans avoir obtenu grand-chose sur le plan revendicatif si ce n'est la dégressivité de la perte de majoration de nuit sur 6 mois pour les ouvriers passés en 2x8 - avant la grève la perte était immédiate - ainsi que des changements de coefficient pour les plus bas salaires. Mais ils n'ont rien perdu puisque trois jours de grève sont payés, le reste à récupérer.
Même si le résultat est mince sur les revendications, les travailleurs se sentent ni battus, ni abattus car ils ont mené leur grève ensemble, décidant du mouvement de bout en bout.